SAINTE-LUCIE | Beaucoup de martiniquais à Sainte-Lucie choisissent leur voisine du sud pour ses nombreux événements festifs. Certains s’y implantent pour les affaires. C’est le cas de Ralph dont la mission est plutôt ambitieuse : assurer le développement commercial d’une entreprise martiniquaise à Ste-Lucie et dans les autres pays de l’O.E.C.S ! Focus sur son parcours et ses conseils sur la vie à Sainte-Lucie ! Comme lui géolocalisez-vous en ligne et pour rejoindre la communauté Caribexpat !

 

ralph martiniquais à Sainte-Lucie portrait 2

Depuis combien de temps vis-tu à Sainte-Lucie ?

Je travaille à Sainte-Lucie depuis octobre 2015. J’ai quittése la Martinique en 2008 après 2 ans de classes préparatoires (HEC) pour intégrer l’ESC Rennes. Mes choix d’options et de stages ont été orientés vers différents segments du secteur touristique (hôtellerie, bureaux de représentation de destinations, agence de voyages…) afin de me spécialiser en marketing et communication touristique. Aujourd’hui je réside à Gros Islet et je suis commercial export en V.I.E pour la société I.E.S.S. St Lucia (Import & Export Scaffolding & Services).

Dans quel secteur d’activité travailles-tu exactement ?

I.E.S.S. St Lucia a été créé en 2012. C’est une filiale de l’entreprise martiniquaise Locapess. Elle est spécialisée dans la location et la vente d’équipements de construction et d’échafaudage. A Sainte-Lucie, nous commercialisons aussi des conteneurs modulables et des barrières de sécurité. Nous sommes 2 salariés et 2 managers. Ma mission consiste principalement à développer les ventes ici et dans le reste des pays de l’O.E.C.S. Je mène aussi des actions de marketing et communication. De plus, j’assiste et je coordonne aussi certaines activités de gestion de l’entreprise.

En tant que martiniquais à Sainte-Lucie, est-ce-que tu peux vraiment parler de grandes différences ?

Mis à part le fait d’être un peu perturbé durant les deux premiers jours de conduite à gauche, j’ai été marqué par le côté festif de Gros Islet. Sinon l’accueil chaleureux et le côté avenant des St Luciens sont les autres ingrédients du cocktail ! D’ailleurs j’aurai aimé ramener la courtoisie des chauffeurs d’ici en Martinique ! Par contre, le choix alimentaire et les infrastructures sportives sont les deux éléments qui me manquent le plus. En terme de différences, j’ai aussi remarqué que la bise ou la poignée de main ne sont pas systématiques pour se saluer, et ce même en milieu professionnel. Il ne faut surtout pas se vexer ! Aussi, une prière est faite lors de réunions professionnelles importantes.

As-tu croisé d’autres martiniquais à Sainte-Lucie travaillant ici de façon permanente ?

Il est possible d’en rencontrer éventuellement à l’Alliance Française et l’Ambassade de France. Quelques Martiniquais ont implanté leurs entreprises ici. Autrement, le vendredi soir, la file d’attente pour le lambi grillé est composée à 90% d’antillais francophones de passage ! D’une manière générale, j’ai toujours reçu un bon accueil lorsque je dis que je suis martiniquais. Certains St Luciens s’essayent alors au Français ou parlent “patois” comme on dit ici (l’équivalent de notre créole).

Comment te projettes-tu à moyen terme ?

J’aimerais participer davantage au développement des courants commerciaux entre la Martinique et Sainte-Lucie. J’aspire à voir une Caraïbe plus unie, qui construit des liens commerciaux et culturels plus forts. Je pense qu’il est important de porter attention à ce qu’il est possible de mettre en place en terme d’échanges avec nos voisins les plus proches.

Crédits photos : Ralph à Sainte-Lucie et Martin Wippel via VisualHunt.

Rédaction : Doris Nol pour Caribexpat.com 

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