CANADA | Antillaise à Montréal de 38 ans, Gaëlle s’est installée ici avec son mari et ses 3 enfants depuis 2 ans. Elle vous parle de son parcours et vous conseille même un livre qui l’a aidé pour immigrer au Québec ainsi que d’autres liens d’informations utiles. Comme Gaëlle, rejoignez aussi la Communauté Caribexpat en vous géolocalisant en ligne !

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© Gaëlle

Quel a été ton parcours avant le Canada ? Quand as-tu décidé de poser ta valise antillaise à Montréal ?

Mon parcours et un peu atypique parce que j’ai fait plein de choses différentes ! J’ai passé mon baccalauréat en candidat libre en même temps j’ai fait une formation dans le tourisme. Après 3 ans d’expérience professionnelle, j’ai fait une Validation des Acquis de l’Expérience en vente et production touristique. J’ai aussi fait un DEUG en histoire de l’art et j’ai travaillé dans le social. Avant de venir au Canada, j’étais au chômage. J’en ai profité pour prendre des cours d’anglais et débloquer mon oral. J’ai aussi fait un CAP coiffure en me disant que ça me servirait toujours avec les enfants (rires). A l’âge de 17 ans, je suis partie à Montréal en tant que fille au pair pendant 6 mois. J’ai aimé la sérénité et la façon de vivre. Le fait de se retrouver seule dans un grand pays et de ne connaître personne, c’est à la fois déstabilisant mais aussi hyper reposant !

En effet, ton parcours est peu commun ! Dans quel secteur d’activité travailles-tu aujourd’hui ?

Je travaille dans le service à la clientèle. Je m’occupe de la gestion des dossiers. J’ai eu à organiser pas mal d’événements pour des familles avec mon travail. Je suis assez pointilleuse (rires). L’organisation, l’anticipation et le contact avec les gens…c’est vraiment mon truc ! Cela m’a aussi servi pour les démarches d’immigration au Canada.

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© Gaëlle

Qu’as tu pensé de la ville le jour de ton arrivée et comment t’es-tu adaptée à cette nouvelle culture ?

Nous sommes arrivés le 18 juillet. J’ai trouvé qu’il faisait beau et chaud (rires). Je me suis dit qu’il y avait énormément de choses faites pour les enfants ! Une anecdote sur les différences culturelles : une fois j’ai voulu céder ma place à une dame dans le bus. Elle m’a dit que ce n’était pas à moi de me lever mais plutôt à ma fille. Depuis j’ai briefé mes enfants (rires). Aussi, la rapidité d’exécution dans les administrations est une autre différence culturelle énorme et ça fait du bien !

En tant qu’ antillaise à Montréal, quels liens gardes-tu avec la communauté sur place et qu’est-ce-qui te manque le plus ?

J’ai des amis du lycée installés ici. J’ai aussi participé à plusieurs soirées dont une animée par mon mari et çà fait vraiment du bien ! Cydric, le restaurateur de Saveurs Soleil organise aussi des soirées. J’ai aussi vu qu’un Guadeloupéen avait ouvert un restaurant bio à Québec. Sinon, les Montréalais me demandent souvent pourquoi j’ai quitté la Guadeloupe alors qu’il faisait chaud avec la plage et les cocotiers. Je réponds que cela n’achètent rien et que çà ne suffit pas pour vivre malheureusement. Le fait d’être avec mes parents et qu’ils soient aussi avec mes enfants au quotidien c’est ce qui me manque le plus ainsi que le phare de Vieux-Fort.

Où te vois-tu d’ici 3 à 4 ans ?

Dans 3 ou 4 ans, je me vois bien continuer à travailler dans une grande boîte. Je reprendrai peut-être mes études pour obtenir un meilleur poste car ici il est possible de cumuler les “bac” qui sont l’équivalent des licences en France. Idéalement je resterai à Montréal. Ensuite, tout dépend de la façon dont les choses évoluent. Si je trouve chaussure à mon pied au niveau professionnelle je n’ai pas de raison de partir. Dans tous les cas, je ne prévois pas de rentrer en Guadeloupe.

 

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