CHILI | Caraibexpat a retrouvé un antillais à Santiago du Chili (enfin plus exactement car il a tout récemment opté pour le Brésil !). Samuel, 29 ans, parle couramment l’anglais, l’espagnol, le portugais et l’Italien, et il a parcouru une bonne partie de l’Amérique du Sud. Il a vécu 3 ans au Chili et partage son parcours et ses conseils. Comme lui géolocalisez-vous en ligne pour rejoindre la communauté Caribexpat !

Quel a été ton parcours après ton départ de Martinique ?


J’ai quitté la Martinique le 10 septembre 2005 directement après le baccalauréat. J’ai étudié en Langues Étrangères Appliquées (L.E.A) notamment l’Italien et l’Espagnol avec une option Portugais du Brésil. Après ma licence, je suis partie en Amérique du Sud pour 3 mois de vacances qui se sont finalement transformés en 6 mois : d’abord le Mexique, puis l’Argentine pendant un mois, l’Uruguay, le Paraguay, et enfin le sud du Brésil pendant un mois. Ensuite, j’ai passé un mois à Turin en Italie en 2009 avant de m’installer au Chili.

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© Samuel

Qu’est-ce-qui peut bien amener un antillais à Santiago du Chili ?

Je suis resté longtemps en Amérique du Sud sans améliorer mon niveau d’espagnol. Je rencontrais beaucoup d’étrangers donc je parlais plus l’anglais. Je me suis donc inscrit dans une l’université à Santiago avec mon baccalauréat. Il faut compter 12 euros environ et une journée pour obtenir un équivalent du baccalauréat auprès de l’administration chilienne et c’est beaucoup plus cher pour la licence. J’ai suivi des études de tourisme là-bas jusqu’en 2014 ce qui m’a permis de décrocher mes premiers emplois.

Peux-tu nous parler des différents emplois que tu as occupés ?

J’ai commencé à travailler comme agent d’escale chez la compagnie aérienne LAN Airlines, puis Pluna (qui n’existe plus aujourd’hui) ainsi que Delta Airlines. Puis, j’ai été guide touristique pendant un an pour un tour opérateur en Patagonie, au sud du Chili où la température maximale est de 14° ! J’ai demandé à être placé dans une autre ville à Valparaiso puis à Santiago la capitale. Ensuite, j’ai travaillé dans une auberge de jeunesse comme réceptionniste avant de décrocher un poste d’administrateur dans un hôtel d’une capacité d’accueil de 25 personnes. Il y avait beaucoup de pression : des semaines de 50 heures de travail en moyenne, la formation de nouvelles recrues étrangères qui ne parlaient parfois ni l’anglais ni le portugais ou qui n’avaient aucune expérience dans l’hôtellerie sans compter les réunions avec l’équipe !

En tant qu’ antillais à Santiago du Chili, qu’est-ce-qui t’a le plus marqué les premiers jours ? 


La première chose c’est la différence entre la vie à Santiago et la vie dans une ville non polluée. Je fais beaucoup de sport. A Santiago, je suis fatigué au bout d’une heure de vélo alors qu’à Valparaiso je peux en faire durant 3 heures ! Ensuite, beaucoup de monde m’arrêtais dans la rue pour m’interroger sur mes cheveux y compris une agence de photographie ! Ici il y a pas mal de préjugés sur le physique. Lorsque l’on ne correspond pas aux standards et qu’on a un afro, des tatouages ou un piercing ce n’est pas bien vu. Autre chose à laquelle il faut s’habituer, pour un Chilien il est courant d’être en retard, même d’une heure et de ne pas prévenir si jamais il ne se présente pas au rendez-vous !

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Légende : Vallée de la Lune, dans le désert de San Pedro de Atacama (Chili) © Shami69 via Flickr, Licence CC

Aurais-tu croisé des Guyanais ou Antillais à Santiago du Chili ? Comment t’es-tu adapté à la vie ici ?

J’ai croisé quelques antillais à Santiago du Chili en échange étudiant ou de passage y compris dans l’auberge de jeunesse où j’ai travaillé. J’ai aussi croisé un couple de St-Pierre et Miquelon ainsi qu’un guyanais à Santiago. Il s’était perdu, il m’a demandé un renseignement et j’ai reconnu son accent ! Je n’ai pas rencontré d’ Antillais à Santiago du Chili qui y restaient plus longtemps tout comme moi. Ensuite, les Chiliens sont plutôt chaleureux, ils peuvent même t’inviter chez eux pour boire un verre après t’ avoir croisé dans la rue lorsqu’ils remarquent que tu es étranger. Par contre, je dois vraiment expliquer où se situe la Martinique et surtout pourquoi nous sommes Français !

Quels sont tes projets et tes prochains voyages ?

J’ai quitté mon emploi d’administrateur à Santiago très récemment, je pense vivre quelques mois à São Paulo au Brésil. Ensuite je repartirai en France ou alors en Espagne, au Portugal ou en Italie, puisque je parle toutes ses langues (rires) ! En ce moment j’apprends aussi le russe car j’ai l’intention d’aller en Russie pour la coupe du monde de football en juin 2018. Mais je pense passer par la Martinique à la fin de l’année 2017 car cela fait 7 ans que je ne suis pas rentré ! J’ai aussi pour projet d’ouvrir ma propre auberge de jeunesse un jour !

Rédaction : Doris Nol pour Caribexpat.com 

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