TURQUIE | Après l’Afrique du Sud, Caribexpat vous emmène à la rencontre d’une guadeloupéenne en Turquie (oui oui ! Une guadeloupéenne en Turquie…il fallait le oser !). Laïka, 44 ans, a vécu à Izmir pendant 15 ans.
Elle décrit son parcours dans cette interview sur la chaîne YouTube Caribexpat.

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Le portrait de Laïka, guadeloupéenne en Turquie

Quel a été ton parcours ?

J’ai quitté la Guadeloupe après le lycée et le baccalauréat. Je me suis dirigée vers la Bourgogne puisque j’y avais de la famille. J’y ai fait tout mon cursus. J’ai eu aussi mes premiers postes d’enseignante à l’Alliance Française de Bourgogne, ensuite j’ai travaillé au C.I.E.F, un centre de langues. C’était une expérience géniale, de se réveiller le matin et d’avoir le monde dans sa classe : des Japonais, des Mexicains, des Espagnols des Américains. Après, je me suis dirigée vers la Croix Rouge. C’était un public complètement différent mais extrêmement attachant puisque c’était des gens qui fuyaient des situations de guerre. C’est l’expérience qui m’a le plus apportée et le plus marquée.

Comment se sont passées tes 15 années en Turquie ?

J’arrive à Izmir en 2001, cette ville qui à la fois est une symbiose de l’Europe et de chez nous. Lorsqu’on se promène à Izmir, on a pas de cocotiers, mais on a par exemple des palmiers, quelque chose d’assez chaleureux de méditerranéen, ainsi que cette structure architecturale qui nous fait penser à l’Europe.

Cette année là, je suis au Lycée Saint-Joseph d’Izmir, qui est un établissement très fameux d’Izmir. Il a été créé en 1980 et il est considéré comme étant le lycée français le plus prestigieux de la ville. Mais j’ai dû rentrer pour des questions matrimoniales. Une fois sur place à Dijon, je n’arrivais pas à oublier la Turquie. Je révisais la langue, les chiffres…et je suis repartie, cette fois, sur un poste de coordinatrice dans une école maternelle et élémentaire. J’y suis restée 6 ans et demi, puis je suis revenue au Lycée St-Joseph.

Mon travail au quotidien a été de former mes élèves à la langue française mais aussi à la civilisation. Ce qui m’a vraiment plus çà a été de lancer des ponts entre les langues puisque les écoles proposent le Français mais aussi l’Anglais, l’Italien à côté du Turc.  J’ai eu l’idée de monter un magazine polyglotte où l’on proposait aux élèves une sorte de lexique dans les 4 langues pour qu’ils puissent mettre de la cohérence dans leur apprentissage. Ça a été l’un des projets que j’ai eu à coeur de mener et çà c’est extrêmement bien passé avec les collègues.

Je suis tombée amoureuse de l’humain. Ce sont des gens extrêmement accueillants et ce n’est pas une légende. On parle souvent des Turcs en disant que c’est un peuple accueillant et c’est vrai. J’ai été extrêmement active dans l’Association des Professeurs de Français d’Izmir. J’y ai des amis à vie, des gens que je considère comme faisant partie de ma famille.

De retour en Guadeloupe, quels sont des projets ?

Je rentre dans des conditions particulières puisque la Turquie vit des moments terribles. Mes amis turcs savent très bien ce que je pense de tout çà. D’ailleurs j’en profite pour leur souhaiter beaucoup de courage : “Kolay gelsin arkadaşlar” *. Si je devais faire un bilan, je dirais que ce que je fais est juste, sans oublier tout le bonheur que j’ai pu avoir avec ceux de là-bas.

A moyen terme, j’ai un projet de structure. J’ai envie de travailler avec les Caribéens parce que nous sommes une petite île mais nous sommes riches de plein de compétences qui ne demandent qu’à s’exporter, qu’à se partager.

Si vous avez des interrogations sur Izmir, si vous êtes de passage en Guadeloupe, n’hésitez absolument pas à me contacter et restez connectés sur www.caribexpat.com . A bientôt !

Plus d’infos :
l’aventure de Yann, guadeloupéen en Turquie à Ankara,
Rejoindre la communauté Caribexpat

* “Kolay gelsin arkadaşlar” : “Bon courage les amis !”

Rédaction : Doris Nol pour Caribexpat.com 

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