BRESIL | Parmi les quelques antillais à São Paulo enregistrés sur Caraibexpat, il y a João ! Après Paris et Miami le voilà maintenant au Brésil où il travaille depuis un peu plus de 8 mois. A 28 ans, il encadre une équipe de 6 personnes dans une entreprise internationale.

Il vous raconte son quotidien. Laissez lui un message en commentaire si vous envisagez de partir là-bas et rejoignez aussi la communauté des antillais dans le monde !

portrait joao antillais au bresil caraibexpat 1

Peux-tu nous parler de ton parcours après ton départ des Antilles ?

J’ai grandi en Guadeloupe. Après avoir vécu à Paris et Miami, je vis au Brésil depuis janvier 2016. J’ai quitté la Guadeloupe à l’âge de 20 ans pour suivre une formation en mathématiques appliquées à l’université de Cergy-Pontoise. Après 4 ans d’expérience professionnelle à Paris, j’ai saisi l’opportunité d’un transfert intra-entreprise, direction São Paulo !

Pour quelle entreprise travailles-tu ?

Je travaille pour Socialyse qui fait partie du groupe de communication Havas. Nous accompagnons nos clients en matière de stratégie pour les réseaux sociaux. Nous sommes un réseau international déjà présent dans 38 pays. Je pilote une équipe de 6 traders media. Au quotidien, nous créons des campagnes publicitaires via les plateformes comme Facebook, Twitter, Instagram, Linkedin, etc… et nous nous assurons qu’elles remplissent leurs objectifs (ventes, téléchargement d’applications, trafic vers des sites e-commerce etc..).

Le Brésil évoque beaucoup de clichés. Quelle a été ta première impression en arrivant ici ? Qu’est-ce-qui est vrai et qu’est-ce-qui est faux ?

C’est le trafic qui m’a le plus marqué à São Paulo. Avec 11 millions d’habitants, il y a des bouchons presque du matin au soir et quasiment partout ! C’est une ville qui grouille : les voitures, les motos, les vélos, les hélicoptères, les avions…tout se mélange en continue ! Il faut savoir qu’à São Paulo, il ne fait pas beau et chaud toute l’année. Il y a une période hivernale, ou la température peut descendre jusqu’à 10 degrés. Ensuite, bien que je ne me sois jamais senti en insécurité, il faut quand même faire attention surtout lors des événements. Il est courant de perdre son smartphone à cause des pickpockets. J’en ai été victime, ainsi que plusieurs personnes que je connais.

En tant qu’ antillais à São Paulo, qu’est-ce-qui te manque le plus de la Guadeloupe ?

Ce sont d’abord les membres de ma famille. Ils sont impressionnés mais aussi intrigués. La plupart d’entre eux n’a pas idée de ce qu’est São Paulo. Ils ont tendance à croire que c’est la même chose que Rio de Janeiro. Je dois avouer que je ne sais pas s’il existe une communauté antillo-guyanaise ici. Je n’ai pas rencontré d’autres antillais à São Paulo, mais j’en serais ravi !

Ou te vois-tu dans quelques années ?

A court moyen terme je souhaite encore voyager et consolider mon expérience professionnelle à l’international, au Brésil, en Amérique Latine et en Amérique du Nord mais tout dépendra des opportunités. A long terme, je pense rentrer en Guadeloupe et utiliser mon expérience sur la zone Caraïbe. Je pense qu’il y a un vrai potentiel pour la communauté antillo-guyanaise de développer des partenariats commerciaux ou d’investir au Brésil.

Rédaction : Doris Nol pour Caribexpat.com 

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