Retrouvez les interviews de membres Caribexpats tous les jours à 12h30 en partenariat avec la radio RCI dans l’émission “Les Antillais dans le Monde”. Aujourd’hui nous partons à la rencontre de Teddy, antillais à Sydney en Australie qui travaille dans l’agro-alimentaire !
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teddy antillais a sydney caribexpat

Partie 1 – Interview de Teddy antillais à Sydney (Australie)

Bonjour Teddy, nous vous appelons à Sydney en Australie où vous vivez depuis Novembre 2016. Avant de parler de ce qui vous amène dans ce pays, parlons un petit peu de la Martinique.

J’ai été en Martinique jusqu’à la terminale et puis comme beaucoup d’ antillais, je suis parti à Paris pour continuer mes études. Là- bas j’ai évolué dans le monde de l’agro-alimentaire, c’était ma passion depuis La Martinique. Mes amis peuvent en témoigner, j’aime beaucoup la nourriture. Mon expérience à Paris m’a donné envie de voir ailleurs avec les nombreux stages que j’ai pu faire à l’étranger. L’Australie était déjà en ligne de mire depuis que j’étais étudiant.

Quelles études avez-vous faîtes à Paris ?

J’ai fait une licence de responsable agro-alimentaire donc toutes les études liées à la biologie de l’alimentation. C’est donc à partir de mon Master que je me suis spécialisé dans le commerce en faisant un Master à l’école de Bordeaux pour ensuite obtenir mon diplôme d’acheteur.

Mais qu’est-ce-qui vous intéresse dans le secteur de l’agro-alimentaire ?

J’aime bien manger, j’aime aussi connaître et savoir ce que je mange, les propriétés des aliments, les associations, les bienfaits sur la santé, connaître également ce qu’on fait dans le commerce, toute la chaîne alimentaire du produit, qui était conçu jusqu’à mon assiette. Ça m’a toujours intéressé. J’avais mon petit secret que seuls mes parents savent : je voulais être chef cuisinier. Ma mère m’a dit de trouver un compromis et j’ai pensé à l’agro alimentaire, qui me permettait de rester en contact avec l’alimentation, les aliments et puis aussi rajouter une spécialisation. C’est ce que j’ai fait et je suis toujours passionné par ce domaine.

Comment est-ce que vous êtes arrivé en Australie ?

L’Australie était en ligne de mire, en tant qu’étudiant je m’étais dit pourquoi ne pas tenter l’Australie, les reportages et témoignages d’amis me faisaient rêver. De fil en aiguille j’ai eu des premières expériences professionnelles à Paris. J’ai travaillé comme acheteur pendant 3 ans à Paris. J’ai eu un déclic. Tout le monde le sait, la vie parisienne n’est peut-être pas monotone, mais la routine s’installe assez rapidement. Les antillais recherchent toujours le soleil, donc le déclic est arrivé au bout de 3 ans, je me suis dit c’est le bon moment il faut tenter une aventure à l’étranger. Je prends ce challenge, et je m’en vais pour l’Australie !

Vous partiez sans rien, vous n’avez rien préparé ?

Oui, je voulais que cette expérience s’installe dans une continuité. Après 3 ans de travail à Paris. J’ai pris à peu près 3 mois pour tout mettre en place entre la demande de visa, et les différentes interviews avec les entreprises dans l’agroalimentaire sur place. Avec chance, j’ai eu une série d’entretiens avec une entreprise, celle qui m’emploie actuellement, Hello Fresh. Cette entreprise m’a fait confiance au départ de Paris avec cet entretien via Skype. Arrivé sur place j’ai passé un dernier entretien qui a été concluant et depuis Janvier 2017, j’ai commencé à travailler avec cette boîte, Hello Fresh.

Partie 2 – Interview de Teddy antillais à Sydney (Australie)

L’Australie c’est le rêve américain  dans une autre partie du monde : avoir du soleil, énormément d’opportunité, la végétation aussi. C’est un bon compromis entre la vie que j’avais en Martinique qui est toujours ensoleillée, chaleureuse avec la population…et puis le rêve français avec toutes les opportunités que la France et Paris pourraient offrir. L’Australie c’est le parfait compromis.

Vous vous installez et ce premier contact, est-ce que ça correspond à  votre rêve ?

Je suis arrivé ici en Novembre 2016, c’était l’été ici, il faisait déjà très chaud et très beau. Il faut s’installer donc avec toutes les démarches à faire sur place etc.. mais çà n’empêchait pas de prendre conscience de la vie qui est agréable avec les espaces verts qui sont ici une priorité pour le gouvernement australien, donc il y a énormément de parcs  pour faire du sport. Je suis également un passionné de sport et de football. J’ai pu très rapidement me mettre au sport et rencontrer énormément de personnes. Une fois sur place c’est la vie d’ici qui est très reposante. Il y a la partie active comme tous les pays développés ou tous les jeunes actifs travaillent en semaine. Mais quand le week-end arrive, on a ce moment de calme que je n’avais pas forcément à Paris, que j’ai retrouvé ici et que j’avais également en Martinique. C’est donc l’alliance entre l’activité dans ce pays qui se développe et qui prospère, et puis le côté reposant qu’on peut avoir dès le week-end ou même en soirée après le travail.

Comment s’est passée votre installation dans cette entreprise qui vous avait recruté depuis Paris ?

On était déjà en contact très rapproché depuis Paris puis ça s’est confirmé une fois sur place à l’issue des derniers entretiens. Le premier challenge a été l’ anglais. C’est ce que j’ai travaillé avant, pendant et je continue à le faire maintenant, pour avoir le niveau d’anglais qui me donne de la crédibilité au travail, donc c’est très important pour moi. L’entreprise est allemande avec un melting-pot d’employés européens et australiens ce qui a facilité mon intégration. Ensuite c’était un domaine que j’avais ciblé, l’agro-alimentaire, cette boîte est spécialisée dans la distribution de produits frais à cuisiner à domicile. Mon challenge était aussi de faire parler de mon expérience dans l’agroalimentaire, connaître un nouveau marché…Et tout çà en anglais.

Votre anglais aujourd’hui est presque courant. Vous êtes vraiment à l’aise pour utiliser la terminologie professionnelle dont vous avez besoin.

Exactement, le grand bond que j’ai pu faire depuis mon arrivée ici c’est clairement dans la communication, donc savoir utiliser des bons mots au bon moment au travail comme à l’extérieur. Le 2ème point positif  c’est la compréhension, puisque ici les Australiens ont un accent qui diffère de celui des Anglais ou des Américains par exemple. Clairement c’est un point positif de mon année en Australie, avec cette progression sur l’anglais. C’était également ce que j’étais venu chercher, passer un cap sur cet anglais qui reste toujours à un niveau modéré après les études. J’ai toujours dit que si l’on parle de langues vivantes, il faut que çà soit parlé et c’est le cas ici.

Partie 3 – Interview de Teddy antillais à Sydney (Australie)

NB : l’interview audio de la partie N°3 n’a pas pu être mise en ligne par notre partenaire. Nous mettrons l’article à jour dès qu’elle sera disponible.

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