Retrouvez les interviews de membres Caribexpats tous les jours à 12h30 en partenariat avec la radio RCI dans l’émission “Les Antillais dans le Monde”. Priscilla antillaise à Nairobi vous parle de son parcours ! Elle est responsable ressources humaines d’un grand groupe français.
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Pricilla antillaise a nairobi Kenya

Partie 1 – Interview de Priscilla antillaise à Nairobi (Kenya)

Bonsoir Priscilla, vous vivez le reste du temps au Kenya alors on va d’abord s’intéresser à votre parcours. Comment ça a débuté cette aventure ?

J’ai obtenu un Bac ES, à l’issu de l’obtention de mon Bac je me suis dirigé en école de commerce à l’EGC Martinique où j’ai obtenu un Bachelor et ensuite je me suis rendu à Paris pour faire un Master et me spécialiser en ressources humaines. Suite à ça j’ai commencé a travaillé dans plusieurs entreprises, dans des secteurs différents et la dernière entreprise dans laquelle j’ai travaillé c’est Vinci S.A et suite à cette expérience chez Vinci j’ai eu une opportunité de partir au Kenya toujours en ressources humaines et voilà j’y suis depuis six mois maintenant. J’ai déjà eu l’occasion de voyager pour le travail puisque j’ai travaillé dans des entreprises internationales jusqu’à présent mais c’était des missions ponctuelles. C’est ma première expérience à l’étranger à temps plein.

Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter ce poste à Nairobi ?

Comme j’aime bien le dire, ce n’est pas moi qui a choisi le Kenya mais c’est le Kenya qui m’a choisi parce qu’initialement je me prédestinait plutôt à l’Amérique latine et j’ai passé quelques entretiens toujours avec l’entreprise avec laquelle je travaille maintenant. Mais les choses ne se sont pas faites, j’ai persévéré et puis l’opportunité s’est présentée à moi, on m’a proposé ce poste alors je ne connaissais pas du tout l’Afrique. C’est la première fois que j’y mettais les pieds mais je me suis renseignée. J’ai des amis qui y travaillent et qui y sont déjà allés donc je demandais un peu à mon entourage comment est ce coin de l’Afrique de l’est et j’ai eu de très bons retours. Je me suis dis : “ben voilà, c’est l’occasion je me lance, je suis encore jeune donc allez “. Je suis vraiment ravie de cette expérience parce que pour l’instant ça se passe très bien. Je suis vraiment agréablement surprise de tout ce que j’ai pu vivre, découvrir et tous les gens que j’ai pu rencontrer. Vraiment c’est une très belle expérience qui s’offre à moi pour l’instant.

C’est un plus lorsqu’on travaille dans une grosse société de dire « Oui » à une poste à l’étranger.

Oui, c’est un plus mais après tout dépend bien entendu de la carrière professionnelle qu’on souhaite avoir. Moi, je voulais particulièrement avoir cette expérience internationale et ce n’était pas évident parce qu’ il y a des professions où il est plus simple de s’expatrier et d’autres où c’est un peu plus compliqué comme les ressources humaines. On a quand même besoin de connaissances légales, locales, en général en RH. C’est toujours mieux vu ou mieux apprécier d’avoir un local dans le pays alors c’est vrai que c’est un peu particulier pour plusieurs pays parce que je suis RH pour la région Afrique de l’est, australe et centrale, c’est un peu compliqué et un peu différent mais c’est surtout pour ça que j’ai pris un peu de temps avant d’avoir la chance de partir en expatriation. C’est quelque chose qui est très positif et qui se revend très bien après au sein d’autres entreprises à dimension internationale ou même des entreprises de plus petite dimension. Cela permet quand même d’avoir une certaine ouverture d’esprit et puis aussi de voir autre chose professionnellement et de pouvoir apporter une autre culture, une expérience un peu différente que celle qu’on pourrait trouver sur place en France ou ailleurs.

Partie 2 – Interview de Priscilla antillaise à Nairobi (Kenya)

Vous êtes installée où exactement au Kenya ?

J’habite à Nairobi dans la capitale, c’est une très grande ville qui comprend plusieurs millions d’habitants, une ville assez surchargée. Je retrouve les fameux embouteillages qu’on peut connaître en Martinique donc à ce niveau là je ne suis pas trop dépaysée. Une très grande capitale, très cosmopolite avec des gens qui viennent de partout dans le monde et j’étais agréablement surprise de rencontrer des colombiens, des argentins, des rwandais, des sénégalais, des américains, des indiens etc…des gens de partout dans le monde et très varié en terme de personnes, d’activités, de paysages.

C’est aussi une capitale qui a longtemps attiré pas mal d’étrangers parce que le Kenya est réputé comme un pays stable en Afrique.

Oui, c’est vrai qu’il y a eu quelques événements récents qui ont un peu entaché cette image de pays stable notamment par rapport à la frontière avec la Somalie après c’est aussi quelque chose qui m’avait pas mal marqué c’est que le système de sécurité est assez poussé là-bas. On est fouillé quand on entre dans les centres commerciaux, à l’aéroport,  dans une résidence ; la voiture est ouverte, on regarde ce qu’il y a dans le coffre, on ouvre les sacs à mains etc. En tout cas moi personnellement je me sens pas particulièrement en danger ou effrayée d’une quelconque menace, je pense qu’on n’est tranquille nulle part, même à Paris il y a des attentats.

Au quotidien vous ne vous sentez pas en insécurité et vous ne vivez pas en fonction de tout ça avec des déplacements sous escorte… ?

Pas du tout ! Mais après il y a certains endroits à éviter comme partout. Il faut juste être prudent et intelligent, pas forcément montrer ou mettre son portable ou ses bijoux un peu trop à la vue des uns et des autres, être assez humble, respecter les autres et les choses se passent très bien.

On dit souvent que lorsqu’on est expatrié en Afrique on se retrouve à vivre en avec la communauté française ou pas mal entre expatriés. Est-ce que c’est votre cas en tant qu’ antillaise à Nairobi ?

Oui c’est vrai parce que le Kenya, malgré le fait que c’est un grand pays, a une diaspora française assez restreinte. Je crois qu’on est à peu près 1 800 dans tout le Kenya. On se retrouve très facilement d’autant plus que l’ambassade, la mission économique, la chambre de commerce et d’industrie française au Kenya…sont très dynamiques et font beaucoup d’évènements. C’est toujours un peu les mêmes cercles d’amis. Je mets un point d’honneur et je me suis dit que je ne suis pas partie à l’étranger pour rester avec des Français, c’est sûr que c’est toujours agréable de retrouver des gens qui partagent la même culture mais je mets quand même un point d’honneur à fréquenter des gens d’autres cultures et surtout des Kenyans. J’ai des amis Kenyans qui me permettent de découvrir le Kenya autrement, de voir “le vrai Kenya” au-delà du côté touristique qu’on peut trouver et puis surtout. La cerise sur le gâteau, c’est que j’ai rencontré une antillaise à Nairobi donc c’était parfait c’est pour ça que j’ai dit que le Kenya m’a choisi parce que j’ai quand même trouvé une antillaise à Nairobi. Il fallait le faire !

Si vous avez un peu de temps à nous accorder Priscilla, j’aimerais bien que vous nous parlez un peu plus encore du Kenya, le pays lui-même.

D’accord ça marche!

Partie 3 – Interview de Priscilla antillaise à Nairobi (Kenya)

NB : l’interview audio de la partie N°3 n’a pas pu être mise en ligne par notre partenaire. Nous mettrons l’article à jour dès qu’elle sera disponible.

 

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