Les membres Caribexpats passent en interview tous les jours à 12h30 en partenariat avec la radio RCI dans l’émission “Les Antillais dans le Monde”. Audrey, martiniquaise au Luxembourg, vit ici avec sa famille depuis 5 ans. Elle est coach en développement personnel et travaille aussi dans le secteur bancaire. Voici son parcours !
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Audrey martiniquaise au Luxembourg caribexpat profil

Partie 1 – Interview Audrey martiniquaise au Luxembourg

Bonjour Audrey, nous vous appelons au Luxembourg où vous êtes installé, depuis combien de temps ?

Je suis installée au Luxembourg depuis 2015. Mon conjoint était muté et j’ai profité de cette occasion pour partir à l’international. Depuis, je suis au Luxembourg avec toute ma famille.

Quel est votre parcours en Martinique ?

J’ai obtenu mon baccalauréat au Lycée Schoelcher et puis par la suite, j’ai poursuivi mes études en France, aux Etats-Unis et à Monaco. J’avais envie de découvrir le monde et d’autres cultures donc je suis partie. J’ai choisi le domaine de la finance et du marketing et c’est le domaine dans lequel je travaille actuellement.

Vous avez fait vos études et également des stages dans les lieux que vous avez pu visiter de ce fait ?

Oui. J’ai étudié la finance et le marketing aux États-Unis et à Monaco. Je suis revenue en Martinique pour faire un stage à la SARA à l’époque pour six mois. Donc ça m’a permis de retourner au pays et continuer d’étudier en même temps dans le domaine de la finance. Par la suite, je suis repartie pour l’Europe pour continuer à pratiquer.

Et qu’est-ce que vous faites exactement comme métier ?

Actuellement j’ai deux casquettes. Je suis dans la banque privée et je fais du contrôle interne. Je suis également coach indépendante en développement personnel et professionnel.

Ce sont deux domaines un peu différents ?

Deux domaines différents, oui parce que j’ai toujours eu à cœur d’accompagner et d’aider les autres. J’ai toujours fait un peu de coaching, parrainage, mentoring et c’est naturellement que j’ai gardé ces deux casquettes là. Je me suis formée et je suis en mesure d’accompagner de manière plus structurée les personnes qui souhaitent être coachées.

Est-ce que le Luxembourg est un pays que vous aviez envisagé dans votre parcours ?

Initialement non. Je me destinais plutôt aux États Unis ou au Canada. Et finalement, le Luxembourg est arrivé et je me suis dit pourquoi pas, depuis 2015 et nous y sommes toujours.

Votre époux travaille dans le même domaine que vous ? Est-il Martiniquais aussi ?

Il est Martiniquais. Il travaille également dans le secteur financier oui. C’est lui qui a eu l’opportunité d’être dans la région.

Et qu’est-ce que vous vous disiez à priori parce que le Luxembourg et la finance, on a envie de dire que c’est presque synonyme ?

Oui, c’est vrai que souvent quand on pense au Luxembourg, on pense à la finance. Il y a aussi d’autres industries qui se sont développées. Et il y a beaucoup de choses à voir hormis les comptes en banque et les lingots.

Quand vous arrivez dans ce pays, quelle est votre première impression ? Qu’est-ce que vous vous êtes dit ?

C’est très ouvert culturellement, il y a beaucoup de nationalités. Quand on marche dans la rue, on entend du français, de l’italien, de l’espagnol, de l’anglais, du chinois. C’est très ouvert au niveau international, et on peut aussi apprendre tout autant de langues. C’est aussi un pays qui est ouvert et propice pour le développement familial puisqu’il y a plein d’activités à faire en semaines, les week-ends en famille, sortir, voir des concerts, aller au musée etc…

Vous avez deux enfants c’est ça Audrey ?

Oui. Anna qui a 5 ans et Charles qui va bientôt avoir un an. Il est né au Luxembourg. En fait, il y a des structures qui vont chercher Anna à l’école pour s’en occuper et la ramener de l’école l’après-midi. Ils s’en occupent également le soir jusqu’à ce que je vienne la récupérer. Il y a des structures pour Charles, pareil, ça a été très facile de trouver une structure qui s’occupe de lui toute la journée. C’est une crèche luxembourgeoise, donc j’imagine que le premier mot qu’il dira sera peut-être en luxembourgeois.

Partie 2 – Interview Audrey martiniquaise au Luxembourg

Mon conjoint et moi sommes bilingues, français-anglais. On s’amuse à leur parler tantôt en Français, tantôt en Anglais. Il y a une très forte ouverture culturelle sur les autres langues, notamment l’Allemand. J’ai commencé à prendre des cours d’Allemand et Anna également, ce qui fait qu’elle est exposée à cette langue, et son cursus scolaire sera également en Allemand.

Comment ça se passe avec vos collègues ? Ils viennent d’un peu partout ?

Oui. Le lieu actuel où je travaille, ce sont principalement des Français. Cela dit, il y a quand même d’autres cultures, d’autres personnes. Donc je peux tantôt parler espagnol, italien ou alors croiser aussi des collègues Luxembourgeois et leur dire simplement « Moien », ce qui veut dire “Bonjour” en Luxembourgeois, ou alors « Äddi » qui veut dire “Au revoir”.

Le Luxembourgeois c’est une langue que vous avez également apprise ?

C’est cette année que j’ai décidé de m’y mettre car Anna parle le Luxembourgeois et bientôt Charles. Je me dis que ça sera peut-être être compliqué lorsqu’on commencera à converser tous les jours çà y est on s’y met cette année.

Parlez moi un peu de votre quotidien, et du pays, des choses que vous aimez ou que vous aimez moins.

Le pays, la culture, la diversité, les sorties, il y a plein de choses à faire et à découvrir, la proximité avec des autres pays comme la France, l’Allemagne, la Belgique. Ce que j’aime moins, je dirais que pour arriver à s’intégrer, il faut plutôt parler luxembourgeois et également allemand. Ça facilite grandement l’échange, pour côtoyer les vrais locaux Luxembourgeois.

Vous avez appréhendé aussi la cuisine locale ? Est-ce qu’il y a des choses que vous aimez particulièrement ?

Il y a la célèbre saucisse luxembourgeoise, c’est incontournable, les bouchées à la reine. Il y a des enseignes en fait qui sont emblématiques du Luxembourg telles que Oberweis par exemple, qui est une chaîne qui fait des pâtisseries très raffinées. Il y a plein de choses à découvrir au niveau gustatif.

Et votre lien avec la Martinique aujourd’hui ?

La Martinique c’est ma famille, mon pays. J’y suis toujours très attachée et d’ailleurs j’ai hâte d’y retourner cette année. J’ai des amis martiniquais au Luxembourg et c’est un lien qui est permanent et qui n’est pas rompu.

Cela vous arrive de partager à la fois des spécialités du pays ou d’échanger en créole, d’écouter de la musique locale ?

Oui tout à fait, surtout échanger en créole. J’ai une amie martiniquaise à qui j’ai raconté quelques petites anecdotes en créole. Elle m’a dit qu’il n’y avait que moi pour lui dire ce genre de chose. On rigole bien, les autres ne comprennent pas.

Pour l’instant, vous êtes au Luxembourg, avez-vous des projets qui pourraient vous faire voyager ailleurs ou même revenir en Martinique peut être ?

Actuellement c’est plutôt le Luxembourg. Maintenant, nous sommes tous les deux des globe-trotters donc on ne s’interdit pas de partir un jour à l’autre bout du monde. On reste toujours très ouverts culturellement sur d’autres destinations.

Si on doit comparer le coût de la vie par exemple à la Martinique ?

Le coût de la vie au Luxembourg est effectivement non négligeable. Je dirais que c’est quand même plus cher en Martinique, mais le coût de la vie est quand même très très élevé au Luxembourg. Il faut savoir gérer le budget pour pouvoir s’en sortir comme en Martinique.

Vous avez eu l’occasion de visiter de Luxembourg et de vous rendre dans d’autres régions ?

Oui, nous partons régulièrement en week-end, nous faisons le sud, le nord, pour découvrir d’autre villes. Il y a de beaux paysages notamment le long de la Moselle, et puis des saveurs à déguster.

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