caraibexpat_martiniquais_guadeloupeens_antillais_mexiqueParmi les antillais à l’étranger présents au Forum de la Diaspora organisé en Martinique en décembre 2013, j’ai rencontré Clio.
Elle aussi a l’international dans la peau.

De la République Tchèque au Mexique, en passant par le Brésil, elle partage son expérience avec vous en direct de Mexico où elle vit maintenant depuis presque 3 ans. Vous partez là-bas en vacances ou pour travailler ? N’hésitez pas à lui poser vos questions ou laisser des commentaires à la fin de l’article ! Elle se fera un plaisir de vous répondre comme tous les autres expatriés du blog.

 

 

 

Tu as vécu en République Tchèque, au Brésil et maintenant tu es au Mexique. D’où te vient ce goût pour l’international ?

Oui, j’ai vécu 6 mois au Brésil, 1 an en République Tchèque et je commence ma 3ème année au Mexique. C’est tout au long des expériences que j’ai pu vivre en école de commerce que j’ai su que je voulais travaillé à l’international. C’est intéressant d’aller en France mais comme nous sommes issus d’un environnement caribéen, c’est toujours bien de voir ce qui se passe ailleurs. J’avais envie de connaître d’autres cultures, d’apprendre d’autres langues et de m’ouvrir l’esprit pour revenir chez moi et mettre ce bagage à disposition des entreprises martiniquaises.

Tu travailles chez un des grands équipementiers automobiles mondiaux. Que fais-tu au quotidien ?

Je suis acheteur projet et je travaille avec une équipe d’ingénieurs. Ma mission consiste à trouver les fournisseurs capables de réaliser des pièces automobiles selon les critères fixés par l’entreprise dans laquelle je suis en terme de qualité, prix et délais de fabrication. Je travaille avec des Américains, des Allemands, des Tchèques, des Français, des Mexicains, des Chinois et parfois des Thaïlandais. Je parle l’Espagnol avec les Mexicains, et l’Anglais avec les autres. Ces cultures sont totalement différentes mais quand on a la goût du voyage on sait qu’on arrive jamais en terre conquise. Il ne faut pas essayer d’imposer son point de vue mais plutot d’adapter son approche en fonction de la nationalité.

Ce qui m’anime dans ce  métier, c’est la précision, la pression, la réactivité. Dans le milieu de l’automobile une minute d’arrêt une minute d’arrêt sur la chaîne du client coûte des milliers de dollars !

Comment parles-tu de ton île natale à tes amis mexicains ?

Au quotidien, je me sens vraiment ambassadrice de la Martinique même si je suis incognito ici ! Je milite vraiment pour que les gens viennent voir notre île car je l’aime énormément,  à chaque fois que j’y retourne je suis émerveillée par ce que je vois. J’ai distribué le guide Martinique 2014 chez mes voisins et à mes collègues ! J’ai même planifié le voyage d’un ami qui partait en Martinique !

L’image que les Mexicains ont de la Martinique à travers moi, c’est la bonne humeur, la joie, le punch ! Quand je dis aux Mexicains que la Martinique est dans la Caraïbe, que c’est comme à Playa del Carmen ou à Cancun, leurs yeux brillent ! Ils me répondent : “quand est-ce-que tu rentres pour qu’on puisse venir visiter ?”

Comment se passe la vie au Mexique et combien de temps penses-tu rester ici ? 

C’est un pays magnifique à visiter où il est facile de s’intégrer, mais ce n’est pas ma culture et je ne me vois pas y rester. Le coût de la vie est très abordable, surtout quand on a un salaire français mais la sécurité est un vrai sujet. Sans tomber dans la paranoïa il faut vraiment faire attention. Comme tous les Français que je connais, j’habite dans une résidence sécurisée. Au travail nous avons des conférences sur la sécurité. Il est aussi déconseillé de prendre les transports en commun donc j’utilise ma voiture la plupart du temps. Les Mexicains ont davantage peur des enlèvements et des demandes de rançon que des homicides. Les risques les plus importants pour les étrangers sont les agressions (par exemple pour un téléphone mobile ou de l’argent), car ils n’ont pas de famille au Mexique généralement.

 Il y a aussi la question de la qualité de vie. Mexico City fait partie du Top 10 des villes les plus polluées du monde et c’est aussi l’une des plus peuplées avec 9 millions d’habitants. Toluca, la ville où je vis, est située à 45 minutes de la capitale. Elle compte un peu plus de 1 million d’habitants. Elle est à 3000 mètres d’altitude et c’est également très pollué. Par exemple on ne peut pas vraiment faire du sport car on a vite du mal à respirer du fait de l’alliance altitude/pollution. C’est une ville industrielle où on trouve beaucoup d’entreprises comme Chrysler, Nissan, Sanofi, Bayer, Nestlé…

Travailler au Mexique pendant 3 ans, c’est une très bonne expérience au niveau professionnel mais je n’envisage pas une plus longue période.

Selon toi, quelles seraient les opportunités d’échanges entre la Martinique et le Mexique ?

Il y a une dynamique au niveau de la Caraïbe, notamment avec l’AEC*. Des discussions sont en cours et la Martinique devrait en faire partie également ce mois-ci !

Etant une île française dans un environnement hispanophone et anglophone, il y a beaucoup de possibilités d’échanges au niveau des universités par exemple. Il y a aussi des opportunités pour les entrepreneurs Martiniquais s’ils trouvent le bon produit  ou service à proposer. Le Mexique est un marché de 115 millions d’habitants ! Je pense pouvoir aider dans ce sens car je connais le marché mexicain, puisque j’y vis depuis bientôt 3 ans.

*AEC : l’Association des États de la Caraïbe a été créée en 1994. Elle compte 25 états membres et  3 membres associés. Son objectif est promouvoir la coopération dans tous les pays de la Caraïbe. La Martinique et la Guadeloupe en seront membres également en avril 2014 ! Site de l’AEC http://www.acs-aec.org/

Rédaction : Doris Nol pour Caribexpat.com 

2 Commentaires
  1. Yann 5 années Il y a

    mexico cielito lindo y querido ! Bon vent pour la suite des aventures !

  2. Clio 5 années Il y a

    Merci 😉

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