ETATS-UNIS | Manuel, antillais à San Antonio, est arrivé aux Etats-Unis en 1988. Il adore cette ville cosmopolite proche de la frontière mexicaine. Entrepreneur dans l’âme, il a développé des activités dans le pétrole, le sport ou encore les énergies renouvelables. Rejoignez la communauté Caribexpat et n’hésitez pas à le contacter ou lui laisser un commentaire si vous passez par ici !

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© Manuel

Quel a été ton parcours avant de t’installer à San Antonio ?

J’ai obtenu mon BAC G5 en comptabilité en France hexagonale et à l’époque je jouais au football américain mais je ne trouvais pas de travail. De là j’avais deux solutions : retourner en Guadeloupe ou partir aux Etats-Unis, ce que j’ai fait avec l’aide d’une amie en 1988. J’ai vécu 25 ans à Minneapolis dans le Minnesota où j’ai obtenu un bachelor en marketing, puis j’ai touché à différents secteurs comme le transport aérien 5 ans et l’informatique pendant 16 ans. En 2009 j’ai reçu une bourse avec laquelle j’ai fini mes études en sécurité informatique pour les entreprises. C’est lors de vacances au Texas que je suis tombé amoureux de la ville de San Antonio, que je n’ai plus quittée depuis !

Tu travailles dans plusieurs secteurs d’activités. Peux-tu nous en dire plus ?

Depuis 2013 je travaille dans le pétrole, c’est mon secteur principal. J’y ai grimpé les échelons et maintenant je transporte des produits chimiques dans des lieux hautement sécurisés. Je travaille aussi dans les énergies renouvelables comme vendeur international. Depuis octobre 2016, je travaille également dans l’immobilier. Enfin, j’ai aussi une agence de sport pour laquelle je fais tout moi-même. Je recrute des joueurs universitaires américains pour jouer en France ou d’autres pays d’Europe. J’utilise europlayers.com pour recruter mes joueurs et communiquer avec les équipes européennes. Cela fait beaucoup de choses (rires), mais je suis bien occupé ! La magie c’est de tout noter ! Après des recommandations de mon entourage professionnel j’ai appris que c’est la seule chose qui peut aider dans tout ce que l’on fait.

Qu’est-ce-qui est le plus frappant les premiers jours pour un antillais à San Antonio ?

Je suis arrivé à San Antonio entre 2010 et 2011 et il faisait chaud, c’était un plus ! Ici il y a toujours une fête, une manifestation culturelle. Nous sommes à deux heures de Mexico donc la culture latine du sud de la ville fait que l’on s’y sent à l’aise. Au téléphone, quand je dis que je m’appelle Manuel, les gens me parlent automatiquement espagnol. Puis quand je les rencontre ils hésitent à me parler anglais ou espagnol ! L’entraide et l’organisation entre les Mexicains me marque toujours alors que les antillais manquent d’entente et de communication entre eux. Nous avons beaucoup à apprendre.

As-tu rencontré d’autres guyanais ou antillais à San Antonio au Texas ? Quelle est l’image des Antilles ici ?

J’ai déjà croisé des antillais dans l’état du Minnesota en soirée sur les pistes de danse style salsa, merengue etc (rires). Sinon, beaucoup de gens n’ont jamais entendu parler des Antilles alors souvent j’explique où nous sommes situés et pourquoi nous parlons Français etc… Les gens sont étonnés parce que je suis noir, français et je viens de la Caraïbe (rires) ! Ce qui me manque c’est ma famille bien sûr, ainsi que la plage et l’alimentation. Par contre, j’aimerais ramener aux Antilles l’ouverture d’esprit de San Antonio. La communication et le fait d’absorber les autres cultures et les mélanger à la sienne… c’est très important.

Tu es tombé amoureux de San Antonio, te vois-tu développer un projet en Guadeloupe un jour par exemple ?

Si je devais m’installer quelque part ça serait vraiment à San Antonio. Il n’y a pas d’hiver ni de neige et au niveau économique, on a accès à beaucoup de choses qui me manqueront si je rentre en Guadeloupe. Là-bas, il faut être patient. Lorsqu’on veut entreprendre, cela s’étale sur de longues échéances. Je pourrais gérer mes entreprises à distance avec internet mais si je devais commencer quelque chose là-bas je ferai de l’élevage maritime, le biomimétisme ou de la production de safran. Mon idéal serait de faire un pont aérien entre ici et la Guadeloupe c’est-à-dire vivre 6 mois d’un côté et 6 mois de l’autre !

 Doris Nol pour Caribexpat.com 

1 Commentaire
  1. Tercep 1 année Il y a

    Bonjour si vous avez des questions ou voudriez vous mettre en contact avec moi n’hésitez pas.

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