Si certains caribéens se morfondent avec le retour du froid en Europe, d’autres profitent du beau temps dans l’hémisphère sud. Aurélie, jeune martiniquaise à Sydney diplômée en droit, vous livre son expérience au pays des kangourous. Géolocalisez-vous ici pour rejoindre la communauté des martiniquais à Sydney.

Peux-tu nous parler un peu de toi et de ton parcours ?  

J’ai toujours voulu être avocate, j’ai donc intégré la fac de droit du campus de Schoelcher après avoir obtenu mon bac S. Une fois ma licence en poche et après plusieurs interrogations, je me suis orientée vers le droit international, un bon compromis entre mes deux domaines de prédilection: les langues étrangères et le droit comparé. L’offre des M1 s’avérant assez limitée en Martinique, j’ai du quitter le soleil de mon île pour la grisaille parisienne.

J’ai d’abord effectué un M1 mention DIP (Droit International Privé) à Assas. Puis, attirée par une formation bilingue j’ai intégré le M2 DCI (Droit du Commerce International) à l’Université Paris X de Nanterre dont la moitié des enseignements était en anglais. Enfin, j’ai choisi de faire un second M2 en Contentieux des Affaires à la Sorbonne. Depuis janvier 2013, je suis élève avocate à l’EFB, l’Ecole de Formation du Barreau de Paris, dont le programme inclus la réalisation d’un Projet Pédagogique Individuel (PPI) d’une durée de 6 mois. Par PPI il faut entendre « toute expérience juridique autre qu’un stage en cabinet d’avocats en France ». Ainsi, il est possible, voire recommandé, de saisir cette opportunité pour partir à l’étranger. J’ai donc choisi d’effectuer mon PPI en Australie.

Quelles sont tes attentes par rapport à ce voyage et comment l’as-tu préparé ?

J’ai décidé de partir à l’étranger, avant tout, afin daméliorer mon niveau d’anglais, aussi bien à l’écrit qu’à l’oral ; mais également pour bouleverser mon quotidien entre Paris et la Martinique. Le goût de l’aventure a aussi été un moteur. Je me lançais un petit défi : serai-je capable de me débrouiller seule sans mes proches au milieu du bush australien ?

A l’origine j’envisageais de partir à Boston ou j’ai pu réaliser un séjour linguistique par le passé. J’étais néanmoins ouverte à toute autre éventualité du moment qu’il s’agissait d’un pays anglophone. Au cours d’une réunion organisée par l’EFB pour aider les élèves avocats dans leur recherche d’un PPI, l’organisme Autralie mag a vanté les mérites de l’un de ses programmes scindé en deux parties :

  • 5 semaines de cours d’anglais juridique au sein de l’Institut de Langues de l’UNSW (une Université de Sydney),
  • 5 mois de stage juridique à Sydney.

Je me suis dit « Why not ! ». Après tout l’Australie est une destination très attrayante – en tout cas beaucoup plus que Londres du point de vue du climat notamment – et surtout plus dépaysante que Boston ou tout autre ville américaine.

J’ai déposé un dossier d’inscription : CV, lettre de motivation en anglais, lettre de recommandation, résultats du TOEIC certifiant mon niveau d’anglais et bien sûr des frais de dossier. Mon dossier ayant été retenu, une agence – très coûteuse – spécialisée dans le placement de stagiaires à Sydney s’est chargée des recherches. Quelques semaines plus tard, j’ai reçu une proposition par e-mail. Après un bref entretien téléphonique avec le directeur d’un cabinet australien, j’ai accepté la proposition de stage.

Es-tu partie seule ? Quelles ont été tes premières impressions ?

Je suis partie à la fois seule (sans mes proches) et accompagnée. 8 autres élèves avocats de l’EFB ont choisi d’effectuer leur PPI à Sydney tout comme moi.Les premiers jours, j’ai séjourné dans l’une des nombreuses auberges de jeunesse que comptent Sydney (« backpack » comme on dit ici). Au début, j’avoue avoir été assez déçue. Je pensais être réellement dépaysée et je me suis finalement retrouvée immergée dans un univers plutôt cosmopolite entourée de personnes originaires des 4 coins du monde sauf de l’Australie ! Les backpackers venaient surtout d’Europe avec en tête de liste des français, beaucoup de français ! Outre la présence, voire l’omniprésence, de français à Sydney, j’ai aussi été marquée par le manque de spécificités des environs : les buildings, les maisons, les magasins m’ont paru assez semblables à ceux que l’on peut voir aux États-Unis. Toutefois, ces premières impressions assez mitigées ont vite été oubliées quand je me suis éloignée de mon backpack.

Quels sont tes 5 conseils aux lecteurs désireux de tenter l’aventure australienne ?

Si vous comptez effectuer un stage au pays des kangourous voici quelques conseils pour préparer votre départ.

1. Vérifier la validité de votre passeport et effectuer vos démarches administratives
Il faut s’assurer avant de partir que son passeport n’est pas périmé et qu’il ne le sera pas au cours du séjour. Le visa est aussi indispensable, il en existe plusieurs selon la nature du séjour. Parfois les compagnies aériennes proposent ce service. Je possède le visa « WORKING HOLIDAY » qui m’a coûté 365 dollars australiens (soit environ 250 euros) ; visa temporaire permettant aux jeunes de 18 à 30 ans de partir à l’aventure pour visiter l’Australie, tout en ayant l’opportunité de travailler pour financer son voyage. Je vous conseille aussi de faire une demande de permis de conduire international. Il suffit d’adresser un courrier à la préfecture de son lieu de domicile. En région parisienne il est possible de l’obtenir en moins d’un mois après l’envoi de la demande.

2. Consulter les agences de voyages en ligne
Les prix affichés des agences de voyage en ligne sont souvent plus intéressants que ceux des sites officiels des compagnies aériennes.

3. Opter pour un voyage rapide et confortable malgré les prix attractifs
Plusieurs compagnies desservent Sydney au départ de Paris et certaines d’entre elles affichent des prix très attractifs. Je conseille de prêter attention à l’avion affrété et aux services offerts (écran TV individuel, choix de nourriture etc.). Pour un vol de près de 20h (hors temps d’escale) il vaut mieux voyager avec une compagnie garantissant un minimum de confort. Le nombre d’heures d’escale est aussi important car il joue sur la durée totale du trajet. Je recommande d’opter pour une escale durant entre 2 et 3h sauf si vous voulez passer quelques temps dans le pays par lequel vous transitez.

4. Vérifier la franchise bagage des compagnies
Elle diffère entre les compagnies. Pour les séjours de longue durée comme le mien il faut penser à regarder le nombre de kilos maximum autorisé pour les bagages (soute et cabine). J’ai voyagé avec Emirates et Qantas. Les services étaient de qualité (repas très bons, TV individuel, large choix de films etc.) et la franchise était de 30kg maximum pour les bagages en soute.

5. Prévoir un budget type « grande ville » et/ou solliciter les aides de l’état
Le coût de la vie est assez semblable à celui de Paris, donc élevé, surtout pour les transports en commun qui sont hors de prix ! Il y a des bons plans sur place notamment côté nourriture et ameublement (Aldi , K-Mart etc.).
Sinon, il existe une multitude de prêts étudiants. Il est également possible de faire des demandes d’aide à la Région de son lieu de résidence. Paris et le Conseil Régional de la Martinique notamment allouent des aides financières aux étudiants partant à l’étranger. Il convient bien évidemment de constituer un bon dossier pour bénéficier de ces aides. Autre option pour faire face au coût de la vie : trouver un boulot sur place (babysitting, serveur, etc.).

En quoi consistent tes missions dans ce cabinet d’avocat ?

Je travaille dans un cabinet d’avocats spécialisé en droit fiscal et pensions de retraite. C’est une structure de taille humaine réunissant 7 personnes au total, située dans le CBD – Central Business District – le centre des affaires de Sydney. Je remplis une fonction de juriste. Je n’ai pas de missions prédéfinies, elles évoluent au gré des besoins du cabinet : recherches, rédaction de notes, secrétariat juridique, élaboration de présentations power point, préparation de conseils juridiques et de contrats d’achat et de vente…

Comment çà se passe avec tes nouveaux collègues ? Quelles sont les différences entre le travail à Sydney et ton environnement habituel ?

La différence majeure est d’abord l’impressionnante quiétude qui règne dans mon environnement de travail. Ensuite, il y a peu d’échange entre les stagiaires et/ou avocats. Pour autant, je ne pense pas que ce soit le cas dans tous les cabinets du CBD. Ce qui m’a aussi frappé c’est qu’ici on communique essentiellement par fax ou e-mails ! Autre point de divergence, pour le coup, très positif, les avocats et/ou stagiaires que je côtoie sont très polis et n’hésitent pas à dire « merci », usage en voie d’extinction en France ! Sinon, mon niveau d’anglais s’améliore doucement car je n’ai que très peu d’échanges avec mes collègues de bureau et mes interlocuteurs ont la fâcheuse tendance à ne pas corriger mes éventuelles erreurs !

Que dire des Australiens de manière générale ?

Quelle que soit l’heure l’Aussie court. Avant d’aller au boulot, à la pause déjeuner, de jour comme de nuit, il court encore et toujours ! Le jogging est vraiment un art de vivre à l’australienne. Outre leur amour démesuré pour le jogging et le sport en général, les Sydneysiders sont assez sympathiques et respectueux (mis à part quelques chauffeurs de bus bougons). Par exemple, ils font la queue pour monter dans le bus et remercient le conducteur en descendant. Les hommes sont de vrais gentlemen pour la plupart : ils ouvrent la porte aux dames, les laissent volontiers passer devant eux dans le bus, le train et même l’ascenceur.

Côté cuisine, le constat est alarmant : il n’ existe pas de gastronomie australienne ! Le repas typique est le BBQ. Pour le reste, la nourriture est à l’image de la mixité culturelle de la ville: cuisines thaï, chinoise, japonaise, libanaise, mexicaine se côtoient.

En ce qui concerne la mode, les australiennes affichent un style plutôt bohème le jour et particulièrement affriolant à la tombée de la nuit !
Il est courant de les croiser perchées sur de hauts talons et portant des robes très très courtes !

Pour finir, je mentionnerai ce que certains appelleront THE fashion faux pas à l’australienne : le port intempestif de la tong ou “flip-flop”, que ce soit pour aller à la plage, au restaurant ou même sur le chemin du travail. Cela a même fait l’objet d’un article dans un quotidien local, The Sydney Morning Herald : « Why thongs are wrong ? ».

As-tu rencontré d’autres Caribéens ou des français là-bas ? Que conseilles-tu pour le networking ?

J’ai découvert un groupe de Caribéens, Creole zouk , organisant chaque mois des événements mettant à l’honneur les îles françaises à Sydney : soirées avec cours de zouk et show case. Je croise régulièrement des français qui sont nombreux ici, environ 75 000 installés un peu partout en Australie, notamment à Sydney aux abords de Bondi Beach et Bondi Junction.
Pour les bons plans, je recommande les sites Gumtree, Meetup et Groupon. En tant qu’amatrice de zumba, je conseille le convivial cours dispensé par une association de quartier à Redfern. Pour plus d’infos, consultez leur groupe facebook : Zumba Rythm Sydney.

Pour finir, comment gérer la vie au quotidien à Sydney ?

Voici quelques indications à suivre pour le quotidien.

1. Votre meilleure amie : la crème solaire !
L’Australie est proche du trou qui se forme dans la couche d’ozone en Antarctique. Le nombre de cancers de la peau est l’un des plus élevé au monde. Il ne se passe pas un jour, été comme hiver, sans que le soleil ne tappe.
Donc un seul mot d’ordre: jamais sans ma suncream !

2. Argent : ouvrir une compte bancaire sur place ou non et pour quel budget ?
Eternelle question à laquelle je n’ai pas vraiment de réponse à apporter. Le mieux est de se renseigner auprès de sa Banque. Certaines banques françaises ont conclu des partenariats avec leurs homologues australiennes. Quelques unes permettent de ne pas payer de frais de retrait ni de paiement par carte dans un pays étranger. Certains français que j’ai cotoyés ont changé tout leur argent en dollars australiens pour ensuite ouvrir un compte ici. Ainsi, ils ont echappé aux frais de virement. D’autres ont opté pour un virement de leur banque française vers une banque australienne, ce qui s’est avéré très couteux.
En ce qui me concerne, je n’ai pas ouvert de compte sur place. J’ai privilégié les paiements par carte bancaire, les frais de retrait étant plus élevés.

Le coût de la vie est assez élevé à Sydney, d’où les bons plans suivants pour faire des économies :

  • pharmacies discount (notamment à Bondi Junction),
  • hypermachés Aldi proposant des produits à bas prix bien que le choix reste limité par rapport à Woolworths & Coles,
  • commerces chinois, friperies improvisées dans les rues ou dans les marchés et échoppes à Bondi Beach (comme Electrik Monkey), magasins d’usine etc…

3. Hébergement : backpack et roomate ou flatmate*.
Le backpack (auberge de jeunesse) convient pour des séjours de courte durée.
J’ai passé une semaine à Eva’s backpackers où j’ai partagé une chambre avec 2 autres françaises pour 29 dollars la nuit (soit environ 20 euros); tout était très bien et il y avait une bonne ambiance (des BBQ sont organisés sur le toit). Seul hic : l’extinction des feux dans la salle à manger à partir de 21h.
La colocation est plus appropriée pour les longs séjours. Les sites Gumtree et Flatmates.com.au relaient des annonces. En général, il faut s’acquitter d’une caution allant de 2 à 4 semaines de loyer. Ce dernier se paye en général tous les 15 jours. Je conseille de trouver une colocation proche de la plage et à proximité des transports en commun. Cependant il faut bien se renseigner car il arrive que le prix des loyers des colocations près de la plage augmente en été ! Mieux vaut ne pas trop se précipiter car les colocations se font et se défont de façon assez informelle, sans signature de contrat et l’argent se transmet de main à main. Par conséquent, on peut tomber sur des arnaques.

* Roomates : colocataires partageant une chambre.
* Flatmates : colocataires partageant une maison ou un appartement.

4. Transport : abonnement illimité vs. ticket à l’unité.
Les transports en commun sont assez coûteux. Il est plus intéressant de prendre des tickets de 10 trajets de bus ou un multipass (Mymulty) d’1 semaine plutôt que des tickets à l’unité. Le multipass coûte 22 dollars au tarif réduit (concession) ou 44 dollars au tarif normal. Il offre un accès illimité aux bus, trains et ferries durant 7 jours. Sinon, le ticket Mytrain permet des voyages illimités en train pour un tarif de 27 dollars pour des trajets compris entre 0 et 10km. Pour plus d’infos, consultez le site de transport en commun.

A noter : le statut d’étudiant européen ne permet pas d’accéder au tarif réduit (“concession”) réservé aux seuls Australiens disposant d’une carte d’étudiant avec un tampon spécial. Les contrôles sont assez rares dans Sydney (en dehors du CBD, quartier des affaires, où ils peuvent être fréquents). Beaucoup d’étrangers succombent ainsi à la tentation d’acheter un ticket au tarif réduit, mais sans justificatif valable ils risquent une amende de 250 dollars !

Le vélo peut être une bonne alternative aux transports en commun, mais attention à la circulation : les Australiens ne sont pas de meilleurs conducteurs que les parisiens ou les Martiniquais !

Enfin, la location d’une voiture s’avère parfois indispensable pour visiter le pays. Il faut donc penser à partir avec son permis français assorti du permis international (lire le 1er article des Chroniques d’une Caribéenne en Australie).

5. Le meilleur moyen de faire de nouvelles rencontres : faire du sport.
Les Aussies sont des sportifs invétérés. Il ne faut donc pas hésiter à s’inscrire dans une salle ou se joindre à des groupes de sportifs s’entraînant en plein air. Les sites internet Meetup, InterNations et Gumtree relaient des annonces de ce type et plein d’autres bons plans pour faire de nouvelles rencontres.

Explorons un peu la ville en parallèle de ton stage. Quelles sont les activités incontournables à faire ici ?

Sydney constitue une vaste agglomération découpée en plusieurs zones dites d’administration locale, parmi lesquelles figure la City of Sydney incluant le quartier des affaires ou CBD. Les buildings sont surtout concentrés dans ce quartier. Il n’est pas nécessaire de trop s’éloigner de la cité pour admirer des paysages époustouflants faits de falaises surplombant l’océan ou encore de longues plages de sable blanc. La région regorge de parcs nationaux, dont celui des Blue Mountains, lieux privilégiés pour la pratique de la randonnée. Cette activité (connue ici sous le nom de bushwalking), est un moyen à la fois plaisant et économique de découvrir Sydney et ses environs. Pour autant, le bushwalking est loin d’être l’unique loisir accessible tant la ville abonde en activité en tout genre ! Voici une petite sélection de mes préférées.

Faire la marche Bondi – Coogee
La balade d’Eastern Beaches Coastal Walk, au départ de la mythique plage de Bondi (prononcer Bondaï) est certainement la plus populaire. Cette marche de deux heures environ, offre des points de vue extraordinaires sur les plages et l’océan. Petit plus vers la fin du mois d’Octobre, la promenade est parsemée d’œuvres d’art exposées le long de la côte, à l’occasion de la manifestation annuelle Sculpture by the Sea. A noter: Bondi beach est un peu l’équivalent de Miami beach. Lieu incontournable du week-end, la plage est le repère des baigneurs, surfers et autres backpackers attirés par ses bars et restaurants branchés. Bondi Beach est aussi le point de ralliement des joggers et sportifs bodybuilders aux corps huilés !

Prendre un cours de surf : un must.
Impossible de quitter Sydney sans avoir essayé de surfer dans un des multiples spots de la ville ! A tester également, le Stand Up Paddle (SUP), activité en vogue, qui consiste à se tenir debout (stand-up) sur une planche et à se déplacer sur l’eau en ramant avec une pagaie (paddle).

Visiter le Royal Botanic Garden.
Cet immense parc, à deux pas du centre des affaires, permet d’apprécier la faune et la flore australienne. Il abrite une large variété de plantes tropicales et des oiseaux aux cris déroutants !

Faire du Bushwalking dans le Royal National Park
Ce parc offre des vues imprenables sur d’impressionnantes falaises se jetant dans l’océan. En scrutant l’horizon, il est parfois possible d’apercevoir des baleines au large. Pour s’y rendre depuis le centre-ville, il faut d’abord prendre le train durant 1h30 puis, embarquer sur un ferry pendant 15 minutes.

Partir en canoë kayak à Rose Bay lors d’une journée ensoleillée…
La balade sera d’autant plus belle en s’arrêtant dans l’une des charmantes criques de la baie.

…Visiter des musées les jours de pluie
N’hésitez pas à faire un tour au Museum of Contemporary Art situé à The Rocks, ainsi qu’à l’Art Gallery à deux pas du Royal Botanic Garden, tous deux gratuits.

Assister à un feu d’artifice aux abords de l’Opera House et de Harbour Brigde
Des shows pyrotechniques sont régulierement organisés aux abords des deux monuments phares de Sydney. J’ai d’ailleurs eu la chance d’assister à l’un d’entre eux à l’occasion de l’International Fleet Review2013 (IFR) célébrant le 100e anniversaire de l’arrivée de la Royal Australian Navy’s fleet (marine australienne) à Sydney Harbour. Le feu d’artifice qui a rassemblé plus d’un million de personnes, a été le point d’orgue de huit jours de festivités (du 3 au 11 octobre) marquées, entre autres, par la venue d’une centaine de bateaux du monde entier dans la baie.

Très bien, et Sydney by night ?

Les Australiens sont incontestablement des fêtards mais ne semblent pas pour autant être adeptes de la vie nocturne. Ainsi, en général, ils finissent de travailler vers 17h00, sortent dès 18h00 et rentrent chez eux sous les coup de minuit ! Pour les sorties by night / clubbing voici quelques adresses.

Mardi : cinéma
Le mardi, direction le cinéma car les places, d’habitude assez coûteuses, sont à moitié prix.

Mercredi : concert live au Beach Road Hotel
Ce bar/ restaurant propose des concerts live tous les mercredi soir. Des prestations étonnantes et parfois déconcertantes sont à découvrir.

Jeudi : visite nocturne du Museum of Contemporary Art, champagne à l’Establishment et soirée à l’Ivy.
L’Establishment, bar/restaurant chic du CBD, accueille ces dames avec une coupe de champagne gratuite. Option alternative ou cumulative : l’Ivy. C’est un club immense sur plusieurs étages situé dans le centre ville, dont l’entrée est gratuite le jeudi soir ! Ne manquez surtout pas le pool bar avec sa piscine chauffée ! Pour une soirée plus tranquille, rendez-vous au Museum of Contemporary Art ouvert jusqu’à 21h.

Vendredi : Club l’Argyle
L’entrée est gratuite avant 20h. Ce club magnifique du quartier The Rocks, un des plus anciens de la ville, est le rendez-vous incontournable des clubbers. L’ambiance y est garantie ! Le quartier bobo chic Surry Hills est également réputé pour son ambiance et ses bars.

As-tu quelques bonnes adresses à partager pour les restaurants et le shopping ?

Il n’y a pas de véritable gastronomie australienne. Je ne saurais par conséquent conseiller de bonnes adresses pour les restaurants. Pour le shopping, rien ne vaut les marchés tel que celui de Glebe ou encore les friperies improvisées dans les rues pour dénicher des vêtements et des bijoux pas chers. Pour les portefeuilles plus garnis, les enseignes internationales (Gap, Esprit, Kookai et Zara) sont présentes dans tous les centres commerciaux, majoritairement détenus par le groupe Westfield. Les grands magasins Myers et David Jones sont les équivalents locaux des Printemps et Galeries Lafayette. En termes de mode, les hommes affichent un style surfer assez décontracté alors que les femmes arborent des tenues plutôt bohème ou hippie chic. Les couleurs vives ainsi que les chapeaux sont très prisés.

Tu penses visiter l’intérieur du pays en roadtrip avant de revenir à Paris ?

En effet, pendant 2 semaines j’ai prévu de visiter beaucoup d’autres endroits. Je compte notamment me rendre à Melbourne, emprunter la Great Ocean Road, aller à Uluru (centre rouge de l’Australie et lieu sacré pour les aborigènes) et enfin m’envoler pour Cairns sur la côte ouest, afin de découvrir la grande barrière de corail.

Rédaction : Doris Nol pour Caribexpat.com 

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